Simone (Alexia) et Simone (Marion) narrent leurs aventures de Tiny Houses sur le blog « En Tiny Simone ! ». Dans cette interview, vous découvrirez toutes leurs bonnes raisons de vouloir vivre dans une micro maison. Les deux complices nous livrent de bons conseils pour se procurer l’un de ces cocons et trouver un terrain pour s’y poser… jusqu’au prochain départ ! Entrons sans plus attendre dans la folle aventure des Simones et des mini maisons mobiles. C’est parti !

Qo ! : Comment vous est venue l’idée de vivre en Tiny House ?

Marion :

Après 18 déménagements, j'ai fini par me rendre à l'évidence : je suis une nomade ! La monotonie des lieux et des habitudes ne me convient pas, j'aime le changement, le nouveau, le mouvement. Ces expériences dans des habitats de tailles différentes - de la maison de 100 m2 au studio de 19 m2 - m'ont appris que je m'adapte vite et bien dans des environnements variés... et que je préfère vivre dans des petits espaces ! Moins de place, cela équivaut à moins de chichis, et plus de sens !

Face à ces constats, la Tiny House s'est imposée un jour à moi comme une évidence et hop ! Ni une, ni deux, me voilà embarquée dans cette folle et merveilleuse aventure.

Alexia :

"M'asseoir sur un banc 5 minutes avec toi", tel le Mistral Gagnant, lors d'une promenade au bord de la mer... c'est Simone (Marion) qui m'a soufflé son idée à l'oreille !

En plein changement de vie, je commençais déjà à me poser la question d'acheter, mais quoi ? Où ? Et à quel prix ? La Tiny house, ça m'a paru comme une évidence.

10 jours après on avait le nom, le logo, la page Facebook et le site !

Et où en êtes-vous de votre projet de vivre en Tiny ?

Marion :

J'ai rencontré l'entreprise Baluchon en juin 2018. Parce que leurs réalisations sont magnifiques… et peut-être un peu parce qu'ils sont à Clisson, à quelques kilomètres de mes parents… C'est le constructeur que j'ai choisi pour fabriquer ma future Tiny. Cet été, j'ai réalisé les démarches auprès de la banque, qui a accepté de me financer ! Et je viens de recevoir les plans définitifs. C'est magique ! Je sais désormais parfaitement à quoi ressemblera ma jolie Tiny, de quoi rêver encore un peu plus ! Maintenant, il faut patienter, et ce n'est pas le plus facile... !

Alexia :

De mon côté, j'attends le bilan comptable de ma société pour ensuite aller voir ma banque - qui m'a déjà donné un "OUI" de principe depuis des mois - et parler finance !

Tout mon cahier des charges et les plans sont posés sur papier et finalisés avec mon constructeur, Renovatihome, actuellement à fond sur son logiciel pour avoir les vues 3D - que je ne manquerai pas de partager au monde entier sur notre blog.

Le premier point est la commande de la remorque en décembre prochain puis le début de la construction de ma Tiny dès le retour du Nouvel An en janvier 2019. La livraison est prévue quatre mois plus tard, en avril 2019.

Quels sont les avantages, mais aussi les inconvénients, de vivre en Tiny House ?

Alexia :

Je vais commencer par les inconvénients parce que pour moi... et bien il n'y en a pas - question suivante ! *Rires. Plus sérieusement, là où certains considèrent les toilettes sèches, l’espace de 20 m2, la chambre en mezzanine, et j'en passe… comme des inconvénients, moi je vois ça comme une normalité dans mon nouveau mode de vie. Je vais peut-être devoir apprendre beaucoup de choses et avoir de nouveaux réflexes au quotidien, mais j'en suis ravie !

Par contre pour les avantages, la liste est longue ! Vivre en Tiny, c’est avoir un très faible impact sur l'environnement, c'est également s'autoformer vers un mode de vie écoresponsable : expériences inédites à venir... ça risque d'être drôle ! C'est aussi vivre peu, ou du moins avec l'essentiel, en oubliant tout le superflu et la surconsommation – j’en suis allergique ! Vivre en Tiny House, c'est devenir propriétaire et rester mobile si la vie ou un autre projet nous demande de bouger. C'est vivre sur un coin de jardin, un terrain oublié ou une parcelle agricole, ce que je n'aurai pas pu imaginer avec un autre achat à ce budget. Et enfin, c'est partager une expérience humaine avec ceux qui nous aident et notre communauté qui est en train de se créer.

Marion :

J'ai moi aussi du mal à trouver des inconvénients à la Tiny House ! Certains aspects comme notamment la petite surface, la difficulté de trouver un terrain ou encore l'appel au minimalisme pourraient être perçus comme des inconvénients pour certains, mais pas pour moi, cela fait partie du projet. Plus qu'un habitat, c'est un mode de vie, une petite révolution dans sa façon de vivre, et surtout l'occasion de se poser et de se demander si la façon dont on vit nous convient, est logique, supportable à long terme pour la planète, "raisonnable"... En ce qui me concerne, la réponse est non. Même si j'ai déjà commencé à mettre des choses en place depuis que je sais que je vais bientôt vivre en Tiny House, j'ai encore trop de "choses" superflues, trop de déchets, trop de réflexes de consommation inutile... Je dois m'adapter à mon futur mode de vie.

Concernant les avantages, le plus gros à mes yeux est la liberté ! Libre de pouvoir déplacer ma maison sans perdre mes repères, libre de pouvoir accéder à la propriété sans m'endetter jusqu'à la retraite, libre de vivre ce rêve et d'oser... Il y a également ce ressenti magique quand on est dans une Tiny, d'avoir tout à portée de main, d'être entouré de peu, mais d'objets choisis. Le fait également de se sentir comme dans un cocon, en sécurité. Pour moi, une Tiny House, c'est comme la "cabane sous les draps" de notre enfance. C'est un petit univers personnel, une chrysalide un peu secrète...

Comment se procure-t-on une Tiny House ?

Alexia :

Les plus bricolos se retroussent les manches et se lancent dans l'autoconstruction. Les plus connectés vont passer des heures sur Le Bon Coin.

D'autres font appel à des entreprises françaises spécialisées dans la construction de Tiny comme Simone (Marion) avec Baluchon.

De mon côté, mon constructeur a accepté le défi de faire sa première Tiny… après deux maisons en bois quand même.

Marion :

On peut effectivement la fabriquer soi-même… bon courage, tout de même ! On peut aussi la faire faire, l'acheter d'occasion. C'est comme une maison "normale", au final. Sauf qu'elle roule !

Concrètement, comment trouve-t-on un terrain pour installer sa Tiny House ?

Marion :

Je pense que la meilleure manière pour trouver un terrain, c'est de faire appel à notre réseau de connaissances, de rencontrer du monde et de parler de notre projet autour de soi. Rejoindre des groupes sur Internet, participer à des discussions, conférences ou autres ateliers peut également s'avérer un bon moyen pour dénicher le terrain de nos rêves. Je suis convaincue qu'il n'y a pas de hasard dans la vie, et que lorsque les choses doivent se faire, tout se met en place simplement.

Alexia :

On fait une communication « simonesque » qui fait parler de nous le plus possible ! On en parle matin, midi et soir autour de nous, à nos familles, amis, clients... On rencontre, on démarche et surtout on ose. Qui ne tente rien n'a rien !

Nous avons déjà de très bonnes pistes. Les personnes qui souhaitent nous aider et que nous rencontrons ont les mêmes valeurs que nous, basées sur l'entraide, l'échange humain et l'envie de partager cette expérience « fo-folle ».

Marion, tu as testé une cabane, une yourte, un camping-car, une caravane, un tiny truck, un « tonneau mobile », et donc une Tiny House. Comment les classerais-tu ?

Et voici, chers lecteurs, le petit classement du jour signé Simone (Marion), du plus « top moumoute » au moins cool :

1- La Tiny House : qui l'eût cru ? THE place to live !

2- La yourte : j'ai même failli en acheter une  - dans une autre vie. Comme quoi l'habitat alternatif me tendait les bras depuis longtemps...

3- La cabane : j'adore ce petit côté Robin des Bois, aventurier, quand on dort dans une cabane dans les arbres - même si entendre le vent faire craquer les branches qui portent la cabane, ça fait quand même un peu flipper...

4- Le Tiny Truck : je n'y vivrais pas à l'année, mais franchement pour quelques jours de vacances, c'est mon idéal ! Rien de tel pour se sentir libre comme l'air !

5- Le tonneau mobile : pas trop mon kiff... Je me suis sentie un peu enfermée. Je déconseille aux personnes claustrophobes. Mais c'est une expérience à vivre une fois.

 

Merci Simones, on attend les photos de vos Tiny Houses que l’on diffusera en mises à jour. Et vous, cher lecteur, une envie de vivre dans l’une de ces mini-maisons ? Partagez-nous votre avis dans les commentaires.

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