Avec les avancées technologiques galopantes, les frontières du monde réel tendent à fusionner avec celles de la sphère virtuelle. Les murs traditionnels de nos bureaux sont appelés à changer. Or, avec leurs identités, certaines entreprises peuvent se retrouver désemparées face à une réorganisation. Animés par la volonté d’accompagner ces acteurs, Néo-nomade et le Centre Michel Serres ont conçu l’expérience Quel bureau demain.

La révolution des espaces de travail est en cours…

Selon l’enquête réalisée par l’IFOP en novembre 2017, si le télétravail n’est officiel que pour 6% des participants, 19% le pratiquent en réalité et 58% en reconnaissent les bienfaits. 47% des télétravailleurs possèdent un espace dédié au domicile et 45% adoptent déjà des structures s’apparentant à des espaces de coworking. Ces résultats montrent que même si le télétravail n’est pas encore intégré dans la culture française (16.7% de télétravailleurs) comme en Finlande (32.4%) ou en Belgique (30%), les mentalités commencent à évoluer. Récemment, face à la grève de la SNCF, la ministre du Travail Muriel Pénicaud rappelait l’existence d’une ordonnance visant à simplifier l’accès au télétravail.

Une solution innovante : Quel bureau demain ?

Ce programme est né de la collaboration de deux sociétés depuis 2014. Néo-nomade explore les moyens d’adapter le travail aux conditions de mobilité actuelle. Le Centre Michel Serres quant à lui est spécialisé dans la recherche de solutions novatrices face aux défis qu’impose la technologie de nos jours.

Quel bureau demain vise à mesurer les retombées du télétravail sur :

  • Les employés, sur le plan professionnel (rendement, …), mais également privé (qualité de vie, transport, …).
  • Les employeurs, soit ce que ce projet impliquerait en matière de coûts et de contraintes organisationnelles.
  • Les territoires (économie, vie sociale…).

Dans ce laboratoire à dimensions humaines, trois étapes successives :

  • La compréhension du fonctionnement de l’entreprise : analyse de la mobilité des travailleurs, des obstacles au télétravail et des ressources techniques préexistantes.
  • L’expérimentation du télétravail à proprement parler via les outils et solutions digitales dispensés par les organisateurs (200 espaces de coworking partenaires, MOOCs, applications mobiles…). Des ateliers permettent aussi aux travailleurs de s’inspirer des autres. Les acteurs de l’immobilier identifient les besoins en infrastructure et imaginent des solutions. Parallèlement, les retours qualitatifs sont centralisés dans une base de données commune.
  • L’analyse méticuleuse des retours : combinée à des entretiens individuels et collectifs, elle permet de proposer les mesures à entreprendre pour un changement rapide et sans heurt.

Les dates à retenir

De mai 2014 à mai 2015, la société LBMG Worklabs a instigué la première édition, avec le soutien de l’Ile-de-France. De septembre 2017 à avril 2018, 211 travailleurs issus de cette région ont pu rejoindre le mouvement, avec un engouement à 100%. Ouverte à toute structure désireuse de s’essayer aux nouvelles méthodes de travail par rapport à la mobilité, la prochaine session se déroulera entre juin 2018 et juin 2019.

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