Remettre au goût du jour les activités créatives d’antan ! Non, cette simple affirmation ne suffit pas à définir le Do-It-Youself (DIY) ou le fait maison. En effet, ce mouvement peut être adapté aux tendances. Par souci d’économie ou par conviction, le DIY déferle sur pratiquement tous les domaines de la vie quotidienne et séduit toutes les catégories d’âge.

Le DIY, une puissante tendance animée par le désir d’une humanisation

Selon l’Observatoire Société et Consommation (ObSoCo), le phénomène « Faire », englobant les loisirs actifs et le DIY, tend à s’amplifier. Son étude menée fin 2016 montre que 93% des Français consultés pratiquaient au moins une des 24 activités considérées, dont 79% « passionnés ». En octobre 2017, l’Observatoire Imbrikation estimait le marché des loisirs créatifs à 1.25 milliard d’euros.

D’après l’ObSoCo, les adeptes du « Faire » souhaitent tout d’abord réaliser des économies. Cependant, certains aspirent également à une consommation plus écologique (ce que permet le DIY grâce au recyclage d’objets ou l’upcycling). Le DIY attire aussi des partisans par la connaissance des conditions de fabrication d’un produit, qui est sécurisante.

En parallèle, le DIY est mu par le souhait d’une consommation plus sociale (via l’économie collaborative). Certaines plateformes, comme Wecandoo, ou bien Klin d’œil s'engagent aussi à promouvoir des artisans locaux et des créateurs.

Enfin, les Français sont de plus en plus convaincus qu’une consommation croissante n’assure pas le bien-être. D’après l’ObSoCo, les partisans du DIY y adhèrent pour se faire plaisir. Aux dires de l’Observatoire Imbrikation, le DIY gagne du terrain, car il favorise la détente, mais également la confiance en soi. Les mille et une possibilités qu’offre le DIY permettent effectivement de créer et de personnaliser à volonté. La tendance s’amplifie encore plus avec la « dématérialisation » du monde : selon l’ObSoCo, les jeunes travaillant dans de grandes entreprises, où la finalité peut ne pas être évidente pour tous, sont les plus demandeurs.

Le DIY : tout est possible

Tout peut passer en DIY : objets du quotidien, gadgets technologiques, œuvres artistiques. Le phénomène ne se limite plus aux classiques activités de pâtisserie, couture, poterie ou d’art décoratif - dont le scrapbooking… Si à des fins personnelles ou pour un cadeau, le DIY permet d’élaborer des produits cosmétiques ou fabriquer une coque de téléphone, il permet aussi de se familiariser avec un savoir-faire technique : concevoir sa propre alliance en or, sculpter ou forger des couteaux…

Ceux désirant mettre la main à la pâte se rendront sur des plateformes proposant des ateliers, comme Wecandoo, ou bien SeizeParis… avec l’avantage du matériel fourni et de l’assistance d’un spécialiste. Wecandoo propose par exemple plus d’une cinquantaine d’ateliers, des plus inédits (comme la fabrication d’un couteau pliant au tour à bois) aux plus classiques (telle la réalisation d’étagères en bois ou de pâtisseries personnalisées).

Sinon, il est possible de se procurer du matériel en ligne (CreaVea, Cultura…) et de pratiquer le DIY via des tutoriels (GeniusFactory, WikiFab…). Les débutants peuvent s’initier au fait maison avec des kits du commerce ou sur Internet (Manibus, Créa Pecam…).

Enfin, pour ceux prônant l’économie collaborative, des articles DIY sont en vente sur des boutiques en ligne comme Etsy ou Handmade d’Amazon

Pour aller plus loin :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Do_it_yourself 

https://www.shadok.strasbourg.eu/ressources/quest-ce-que-le-diy/

http://lobsoco.com/lobservatoire-du-faire/#dl-obsoco

https://www.lesechos.fr/03/04/2018/lesechos.fr/0301514300386_le---do-it-yourself----cauchemar-du-capitalisme.htm#formulaire_enrichi::bouton_google_inscription_article

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