Alors que le coliving intéresse de plus en plus de promoteurs immobiliers, on est en droit de se poser la question de savoir si ce concept constitue un véritable phénomène de société ou s’il ne s’agit que d’un simple produit bien marketé ?

1.Le coliving répond à un véritable besoin

Si le coliving, mélange de colocation et de coworking, séduit autant, c’est parce qu’il apporte une réponse à deux problématiques sociétales : la crise du logement et la solitude.


> Pallier la hausse des loyers dans les métropoles - Tout d’abord, force est de constater que le coliving permet à ses nombreux adeptes (entrepreneurs, freelances, personnes en mobilité professionnelle, jeunes actifs) de pouvoir se loger sans pour cela devoir vendre un rein ! En effet, il coûte généralement moins cher d’occuper un studio moderne (avec tous les services) dans un espace de coliving que de louer (seul !) un appartement ancien dans une grande ville. Ajoutez à cela le fait que la plupart des résidences ne demandent pas de caution à leurs occupants et vous comprenez pourquoi les Millenials ne jurent plus que par le coliving. L’habitat partagé constituerait donc une parade à la hausse des loyers. Enfin, il peut être utile de préciser que les colivers ont accès à des espaces mutualisés (salle de sport, cuisine XXL, restaurant, roof-top, etc.) ainsi qu’à des prestations optionnelles (conciergerie, ménage, aide administrative…) dont ils ne pourraient pas profiter dans le cadre d’une location classique.


> Lutter contre l’isolement urbain - « C’est dans les villes les plus peuplées que l’on trouve la plus grande solitude ». Bien qu’elle soit vieille de près de quatre siècles, cette citation de Jean Racine n’a jamais été autant d’actualité. Il n’est donc pas étonnant que le modèle d’habitat mutualisé proposé par le coliving soit plébiscité. Car un peu à la façon des pensions de famille, les espaces de coliving permettent à leurs occupants de rompre leur isolement et (re)créer du lien social. Si chaque résident dispose de son espace privé (un meublé indépendant disposant d’une kitchenette et d’une salle de bains), c’est bien au sein des espaces partagés et à l’occasion d’activités de groupe (cours de cuisine, afterworks…) que les échanges – humains - ont lieu. 

2.Plus qu’une mode, un mode de vie !


Recourir au coliving permet de tisser des liens avec les autres résidents, de profiter d’une formule de location à la fois flexible, économique et confortable, de trouver un logement même si l’on ne rentre pas dans les cases (freelance, CDDiste…)… Mais plus qu’une tendance éphémère que l’on aurait marketée à l’attention des jeunes travailleurs urbains, le coliving s’impose comme un véritable mode de vie. « A way of life » comme pourrait dire Jean-Claude Van Damme. La preuve en est qu’il sort du carcan à l’intérieur duquel ses détracteurs avaient tenté de le confiner. Après les millenials nomades, c’est au tour des seniors des grandes villes mais aussi des cadres en déplacement professionnel ou encore des personnes récemment divorcées de tenter l’expérience du coliving.

Pour un peu, on se prendrait même à rêver qu’une ère collaborative qui replacerait l’humain au cœur de l’habitat et dont le boom du coliving serait l’un des signes annonciateurs est en passe de succéder à des décennies d’individualisme forcené. Ouf, il était temps !   

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