Bien que le marché n’en soit qu’à ses balbutiements, la petite maison mobile écoconçue fait parler d’elle dans les médias. Plus un mode de vie qu’un besoin, le choix de ce logement alternatif se justifie par ses multiples atouts économiques et écologiques.

Découvrir la tiny house, la maison alternative de demain

Elle est petite par ses dimensions, mais offre le confort nécessaire à ses occupants. Sa fabrication est écoresponsable, et son coût adapté aux besoins de ceux qui disposent de peu de moyens. Mais elle peut aussi s’adresser aux personnes qui veulent un style de vie simple tout en profitant d’une bonne dose de liberté. Parce qu’elle est mobile quand elle est montée sur roues, ou transportable lorsqu’elle a une fondation. L’intérêt qu’on lui accorde est grandissant, et les offres en matière de tiny house en France se multiplient. Pour preuve, plusieurs sociétés françaises, comme Agilcare ou Baluchon, se sont lancées dans la construction de ce type d’habitat minimaliste.

Tiny house, micromaison, qu’est-ce que c’est ?

Une tiny house, ou micromaison, est un logement de taille très réduite avec une surface habitable allant de 10 à 40m² au maximum. Son poids n’excède pas 3,5 tonnes, et sa hauteur, sa largeur et sa longueur doivent être respectivement de 4,5 mètres, 2,55 mètres et 6 mètres tout au plus. Elle est généralement mobile et de ce fait, montée sur un système de remorque. À cet effet, elle doit respecter les normes en vigueur en matière de circulation (limite de poids, longueur, hauteur et largeur maximales), à l’instar de celles relatives aux mobile homes.

Ce type de micro-habitat fait appel à des matériaux respectueux de l’environnement pour sa construction, principalement le bois, mais aussi à des matières « biosourcées » comme la fibre de bois et autres matériaux recyclés. Agilcare, une start-up conceptrice de tiny houses, nous donne ainsi sa vision de la tiny house écologique : une maison modulaire, adaptable, durable et entièrement recyclable.       

Parallèlement, la maison alternative incite à un mode de vie écoresponsable du point de vue de son utilisation. Ainsi, les occupants disposent de toilettes sèches en plus d’une douche optimisée pour les besoins quotidiens sans pour autant créer un impact sur l’environnement.

Mini pour sa taille, maxi pour son confort

Les petites dimensions d’une micromaison ne lui enlèvent en rien un niveau de confort digne d’une maison classique. Le chauffage est présent, les fenêtres à double vitrage procurent une isolation thermique efficace, et le bois omniprésent apporte une touche chaleureuse. Bien entendu, il est possible de se raccorder au réseau électrique en plus d’une alimentation électrique autonome par panneaux solaires. Un système de stockage et de traitement des eaux de pluie peut aussi être proposé. Côté prix, le mot mini est une fois de plus bien approprié. Ce logement miniature peut en effet s’acquérir à des prix autour de 50 000 euros.

Un mode de vie venu d’outre-Atlantique

L’américain Jay Shafer est le pionnier moderne du mouvement lorsqu’il conçoit sa « tiny house » mobile de seulement 9m2 en 2002. Si l’action a eu peu d’impact sur le public au début, il en fut autrement lorsqu’il fallait concevoir une maison alternative, un hébergement d’urgence, pour les sans-abris laissés par l’ouragan Katrina en 2005. L’idée a fait son chemin et désormais le phénomène s’est exporté en Europe.

Une tiny house, ce n’est pas seulement le désir de vivre en toute mobilité, c’est aussi une solution d’hébergement économique, rapide et durable. Peu chère, elle peut également servir de résidence temporaire, de maison d’été, de logement étudiant, etc. Et vous, que feriez-vous de votre petite maison ?

Pour aller plus loin :

https://positivr.fr/question-reponse/mouvement-tiny-house/

https://positivr.fr/category/d/tiny-house/    

https://www.agilcare.co/

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