« Faites vos Watts ! », clame Skavenji. Sa box low tech a en effet pour objectif de cultiver son propre potager énergétique chez soi. Il suffit de brancher une ou plusieurs sources d’énergie (panneau solaire, système piézoélectrique, vélo d’appartement sur dynamo…) à la SkavenjiBox, qui pourra alors alimenter vos petits appareils. Nous interviewons aujourd’hui Gaël Desperriès, Président de l’entreprise qui a eu cette 💡 de projet open source.

Qo! : Pouvez-vous présenter en quelques mots la SkavenjiBox?

Gaël Desperriès : La SkavenjiBox est un peu le potager de l’énergie. La boîte va permettre d’installer et d’exploiter des micro-sources d’électricité comme par exemple un panneau solaire, une petite éolienne ou encore un vélo d’appartement.

On peut y brancher de petits appareils, comme un routeur internet, une glacière ou encore un ordinateur. Par contre, on ne vient pas y installer des appareils plus énergivores comme l’électroménager.

Skavenji fournit avec la box low tech un petit panneau solaire pour que les non-bricoleurs puissent commencer à utiliser la box dès leur réception. Ensuite, ils peuvent fabriquer d’autres sources d’énergie. Une assistance sera disponible au travers de la communauté des utilisateurs. Il y aura d’ailleurs une plateforme web où les utilisateurs pourront partager des tutoriels.

Comment fonctionne concrètement la box low tech de Skavenji ?

La SkavenjiBox fonctionne en apparence comme un onduleur de bureau. Des prises sur sa façade permettent de recevoir l’énergie des sources et d’alimenter une batterie à l’intérieur de la box. Cette batterie fait tampon. De l’autre côté, on branche des appareils qui ont besoin d’électricité.

Lorsque l’on utilise cet onduleur de manière sédentaire, on peut également la brancher sur secteur. Elle complètera alors le manque d’énergie, s’il en manque, en puisant sur le réseau.

Pourquoi avoir opté pour l’open source ?

Le projet a une utilité sociale indéniable. À titre personnel, je suis pour que le projet se développe le plus possible, et l’open source y contribue. Le projet devrait vraiment se développer autour une communauté de makers de l’énergie. Tout le monde doit jouer le jeu. Ça aurait été difficilement envisageable de breveter et de verrouiller son utilisation, tout en demandant aux utilisateurs de participer à son amélioration.

Quelles sont les diverses sources potentielles d’énergie verte made in home ?

On peut imaginer plein de sources diverses et variées. Le vélo d’appartement semble le plus simple et le plus évident. Mais n’importe quelle micro-source d’énergie, trop petite pour être raccordée à un réseau, peut être reliée à notre box low tech. Si vous avez un ruisseau en bas de chez vous, vous pouvez par exemple bricoler une petite hydrolienne pour en tirer de l’énergie. Si vous avez un gros gisement de vibrations à proximité, vous pouvez utiliser la piézoélectricité. Saisir les opportunités est de mise avec la SkavenjiBox.

On peut envisager des SkavenjiBox
dans les écoles pour leur côté éducatif.

Quel type de cible est intéressé par votre box low tech ?

Les makers, mais pas que. Il y a aussi des particuliers qui sont engagés et qui s’y intéressent. Il y a ceux qui sont engagés et qui ne se satisfont pas seulement de changer de fournisseur d’énergie. J’ai également constaté lors de campagne de crowdfunding que beaucoup d’enseignants s’y intéressaient. On peut effectivement envisager des SkavenjiBox dans les écoles pour leur côté éducatif.

Merci Gaël Desperriès pour cette interview. Et vous, cher lecteur, que vous inspire la SkavenjiBox ? Envie de participer au projet open source ? Dites-nous tout dans les commentaires.

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