Blablacar, Airbnb, Monsupervoisin, etc. Les sites collaboratifs foisonnent ! Et c’est peu dire que l’économie collaborative a le vent en poupe. Mais en quoi consiste exactement ce nouveau modèle économique axé autour de l’échange et du partage ?

1.Faire passer l’usage avant la possession

Contrairement à la plupart des modèles économiques, l’économie collaborative s’articule autour des notions d’échange, de partage, de lien social et d’écologie. Accordant plus d’importance à l’usage plutôt qu’à la possession, les adeptes de la consommation collaborative – dont le nombre ne cesse d’augmenter – s’échangent des biens (logement, voiture, outils…), des services (bricolage, garde d’enfants) et des connaissances (cours de guitare, de cuisine, d’anglais) avec – ou sans – contrepartie monétaire. Du transport à l’alimentation en passant par le logement et la culture, de nombreux secteurs d’activité se déclinent désormais à la sauce collaborative. Quant aux plateformes collaboratives, elles se multiplient !

2.Privilégier les circuits courts

Dans un contexte économique tendu, l’économie collaborative permet à ses aficionados de tisser des liens entre eux mais aussi de réaliser des économies, voire de toucher des revenus complémentaires. En généralisant les circuits courts, notamment dans le secteur de l’alimentation, l’économie collaborative rebat les cartes de la distribution. En rapprochant les producteurs locaux du consommateur final, la consommation collaborative resserre le maillage social au sein des territoires tout en contribuant à réduire le gaspillage et à limiter l’empreinte carbone. Enfin, parce qu’ils améliorent la rémunération du producteur, les circuits courts sont tout à la fois éco-responsables et équitables.

Bon à savoir
Selon une étude réalisée par le cabinet Natural Market Institure, 71 % des Français préfèrent acheter des produits locaux.

3.Gare aux dérives !

Si le but poursuivi par la plupart des acteurs de l’économie collaborative est louable, certains redoutent toutefois une « ubérisation » de ce modèle socio-économique. Dès lors que les professionnels dont les finalités sont purement mercantiles et qui privilégient la rentabilité au détriment du lien social, s’immiscent dans la communauté, les règles du jeu sont faussées. À titre d’exemple, il est parfois reproché à Airbnb d’accroître les « inégalités patrimoniales ». C’est pourquoi, au terme d’économie collaborative qu’ils jugent galvaudé, certains préfèrent celui d’économie « sociale et solidaire », l’objectif de cette économie étant de se mettre au service de ses membres et de l’intérêt commun.

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