Actuellement, les investisseurs dans l’immobilier ne sont pas très confiants, en partie à cause d’une politique gouvernementale défavorable. Pourtant, l’investissement dans les maisons secondaires gagnerait en intérêt, boosté par des taux de crédit immobilier au plus bas.

Une baisse notable des ventes immobilières

Au premier trimestre 2018, les ventes de logements neufs ont baissé de 10,2 %, comparées à 2017. Les mises en vente sont en baisse de 14 % au premier trimestre 2018, en comparaison avec la même période en 2017. Les ventes au détail ont diminuépour les investissements locatifs et l’accession. À cause d’un ralentissement des mises en chantier, l’Île-de-France affiche -50 % de mise en vente et les Hauts-de-France : -35 %.

L’effondrement de la demande des bailleurs sociaux y est en partie pour quelque chose. Ainsi, les ventes en bloc (vente d’un programme immobilier d’un promoteur à un même acquéreur) ont décru de 19 %.

Le marché immobilier s’affaiblit depuis mai 2017, en partie à cause de la politique fiscale du gouvernement. En effet, le Président de la République considère plus ou moins le placement dans l’immobilier comme un actif ne répondant pas à l’intérêt général. Les investisseurs dans l’immobilier se voient freinés par une suppression de la taxe d’habitation ou encore, entre autres, une augmentation des frais de notaire pour l’acquisition d’un bien immobilier… Ainsi, 88 % des candidats à l’investissement immobilier disent craindre une hausse de la fiscalité en la matière. Même les élus locaux revoient leurs ambitions à la baisse quant à de nouveaux projets : ils se questionnent sur le financement de la construction de nouveaux équipements.

Des taux de crédit immobilier bas favorisant l’achat de biens immobiliers

Cette «  petite mine » de l’immobilier est compensée par des taux de prêt immobilier très intéressants, notamment dus à un retard sur les objectifs commerciaux des banques. Cette tendance va à l’encontre du retour de la croissance économique et du rebond d’inflation qui iraient dans le sens d’une hausse progressive des taux immobiliers à moyen terme. En moyenne au niveau national français, les taux de crédit immobilier du marché sont de 1 % sur 7 ans, 1,15 % sur 10 ans, 1,40 % sur 15 ans, 1,65 % sur 20 ans, 1,85 % sur 25 ans et 2,65 % sur 30 ans.

L’investissement dans la résidence secondaire gagne en intérêt

Ces taux d’intérêt très bas compensent la surtaxation des résidences secondaires pour dissuader les meublés touristiques comme AirBnb… mais il ne faut en outre pas oublier la fiscalité (taxe d’habitation, taxe foncière…) et le coût de l’entretien !

Mais où acheter une maison secondaire ? Selon les Échos patrimoine, 44 % des Français choisiraient la côte s’ils pouvaient investir dans une résidence secondaire, mais les prix dans les stations balnéaires ont peu, voire pas du tout, baissés.

22 % choisiraient la campagne. C’est justement dans les rases campagnes que les prix des maisons ont baissé de 20 à 30 % ! Mais les maisons de campagne avec beaucoup d’intérêt voient leur prix monter quelque peu.

La montagne, quant à elle, ne séduit que 13 % des Français. Ces biens doivent donc « présenter une bonne rentabilité locative pour compenser le faible taux d'occupation par les propriétaires et couvrir les charges », explique Yann Jéhanno, président du réseau Laforêt.

Pour aller plus loin :

La politique fiscale de Macron détruit le marché immobilier : https://www.leblogpatrimoine.com/immobilier/prix/la-politique-fiscale-de-macron-est-en-train-de-detruire-le-marche-immobilier.html

Un regain d’intérêt pour les résidences secondaires : https://patrimoine.lesechos.fr/immobilier/residence-principale-et-secondaire/0301715747164-immobilier-regain-dinteret-pour-les-residences-secondaires-2178406.php#formulaire_enrichi::bouton_facebook_inscription_article

La surtaxation des résidences secondaires : https://www.lesechos.fr/19/02/2018/lesechos.fr/0301297906932_l-irresistible-envolee-de-la-taxe-sur-les-residences-secondaires.htm

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