Chaque année, 1 million d’étudiants demandent une place dans les « cités U ». Pour s’adapter, l’État et les collectivités locales investissent dans des résidences universitaires d’un nouveau genre, puisant leur inspiration dans les pays scandinaves. Voici quelques exemples de ce logement étudiant version XXIe siècle.

Quand le logement étudiant regarde vers le nord de l’Europe

C’est un vaste immeuble chic et design, haut de sept étages, entièrement circulaire – un camembert géant. Au centre, un large îlot paysager et arboré, sur lequel donnent des salles de travail installées en rez-de-chaussée. Le bâtiment alterne entre chambres spacieuses qui s’avancent vers l’extérieur en blocs (au nombre de 360) et espaces communs déclinés en duplex (salles de restauration, bibliothèques, espaces de loisirs), donnant vers l’intérieur.

Qui le croirait ? C’est bien d’une résidence étudiante qu’il s’agit. Posé au cœur du quartier universitaire de Copenhague, le Tietgenkolletgiet est réputé pour être la « cité U » la plus « cool » de la planète. On est loin, en effet, des bâtiments austères qui constituent l’essentiel du logement étudiant en France. Et des studios exigus de 9 m2 dans lesquels nos jeunes font leur nid. Heureusement, le Tietgenkolletgiet commence à inspirer les architectes et les promoteurs hexagonaux, qui misent de plus en plus sur le confort et la qualité de vie.

Des « cités U » nouvelle génération voient le jour

Pour changer le visage du logement étudiant, il faut repartir de zéro. C’est le point de départ choisi par le groupe Melon District pour ses résidences installées en région parisienne, à La Défense et Puteaux. Exit l’aspect spartiate des immeubles réservés aux étudiants : ici, c’est luxe, calme et travail acharné. Les chambres individuelles, allant de 16 à 25 m2 avec salle de bain privative, côtoient des espaces partagés avec piscine, patio, salles d’études et de jeux, et même un « cooking lounge » (cuisine collective) par étage.

Même état d’esprit pour le logement étudiant vu par Kley. À Angers, Caen, Marseille, Rennes et Toulouse, les résidences du groupe font la part belle au confort individuel et collectif. L’idée n’est plus de parquer les résidents chacun dans leur chambre, mais de faire de ces espaces des pépinières de la vie étudiante, façon incubateurs de startups. Le langage choisi est à l’avenant : on ne parle pas de salle de travail, mais de « Lab ». On ne se retrouve pas à la cafétéria, mais au « Kafé ». Et pour se détendre, on rejoint le « Squat ». Selon les bâtiments, il est possible de vivre seul ou de préférer la colocation dans des appartements allant du T3 au T9.

Même les Crous (Centres régionaux des œuvres universitaires et scolaires) se laissent convaincre par cette vision moderne du logement étudiant. À Rennes, non loin de l’université, la tour Michel-Denis domine le quartier de ses 17 étages. Cette résidence d’un nouveau genre accueille 150 logements, mais également un parking aérien de 180 places… Au-dessus duquel sont perchées 12 maisons, accessibles à des ménages modestes. Une manière de mêler logement étudiant et mixité sociale.

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