16/10/2017

« L’homme est un animal social ». C’est Aristote qui l’a dit. 2 500 ans plus tard, nous n’avons jamais autant communiqué via les réseaux sociaux. Force est pourtant de constater qu’IRL (« In Real Life »), beaucoup souffrent de solitude… Et si la solution pour lutter contre l’isolement des grandes villes, c’était le co-living ?

Par Xavier Beaunieux


1. L’isolement social, le mal du XXIème siècle ?
Les réseaux sociaux n’empêchent pas la solitude. Au contraire, il semblerait même que le sentiment d’isolement et l’usage intensif des réseaux sociaux soient intimement liés. En clair, être ultra-connecté(e) et collectionner les contacts sur Facebook, Instagram, Snapchat & Cie n’empêcheraient pas de se sentir seul… Pas plus que la possibilité d’envoyer un tweet à tout le monde (et donc à n’importe qui…) n’aide à surmonter le sentiment d’exclusion. Bref, si « l’enfer, c’est les autres », on pourrait ajouter que sans eux, quel enfer !

Bon à savoir
1 Français sur 10 avoue se sentir isolé socialement (Source : Crédoc)

2. Vivre en co-living, c’est partager bien plus qu’un logement

Se situant quelque part à mi-chemin entre la résidence universitaire, l’auberge de jeunesse, la colocation, la location traditionnelle et l’appart-hôtel, le co-living offre la possibilité de vivre ensemble, de se faire de nouveaux ami(e)s, d’interagir entre résidents, de refaire le monde, d’échanger, de s’enrichir humainement, d’apprendre les uns des autres… Bref, d’expérimenter ce que les anglo-saxons nomment « socializing ». Car ce qui motive les co-livers, ce n’est pas tant la possibilité d’avoir plus grand tout en payant moins cher (comme dans le cas d’une coloc’ classique) que la perspective de profiter d’espaces partagés et d’un cocon confortable. Au sein de ce cadre de vie chaleureux, ils pourront s’épanouir, partager bien plus qu’un simple logement et au final, vivre une formidable aventure humaine.

3. L’esprit de communauté, pierre angulaire du co-living
S’articulant autour de l’esprit de communauté, le co-living revisite le concept même de logement en y injectant une bonne dose de convivialité. Là où de simples colocataires pourraient se contenter de cohabiter les uns avec les autres, des co-livers chercheront au contraire à interagir et à échanger au sein d’espaces collectifs. Et là où un locataire déprimera dans son petit studio, un co-liver trouvera toujours un autre résident à qui parler ou avec qui aller faire une expo. Eh oui, ensemble, on est plus forts… mais on est surtout moins seuls, CQFD. Parce qu’ils partagent des projets communs et ont le sentiment d’appartenir à une véritable communauté « IRL » (c’est-à-dire faite de vrais gens), les co-livers sont mieux armés que les autres pour lutter contre l’isolement des grandes villes et enrichir leur réseau


Les points clés à retenir

  • Plus qu’une simple solution de logement, le co-living permet de partager des moments de convivialité.
  • Parce qu’il contribue à (re)créer du lien social, le co-living permet de lutter contre la solitude des grandes villes.