04/08/2017

Vous déprimez dans votre (petit) studio mais la perspective d’une coloc’ ne vous enchante pas vraiment (faire la queue, chaque matin, devant la salle de bains, non merci !) ? Laissez-vous tenter par l’aventure du co-living ! À l’heure où les cartes du marché du logement sont rebattues, cette coloc’ d’un genre nouveau a plus d’un atout dans son jeu. Découvrez-les.

Par Xavier Beaunieux

Si le co-living a tout pour (vous) plaire, c’est parce qu’il est…

1. Confortable

Pour reprendre le slogan d’une célèbre marque de soda au gingembre des années 80, le co-living a la couleur de la colocation, le goût de la colocation mais… ce n’est pas de la colocation. Aux antipodes de certaines colocs auxquelles on peut reprocher d’être un peu « roots » sur les bords (meubles de récup’, pile de vaisselle qui s’amoncelle dans l’évier, yaourts qui disparaissent mystérieusement, colocs qui font la fête jusqu’à 3 heures du mat’ et vous empêchent de dormir, etc.), le cadre de vie que proposent les résidences de co-living est au contraire confortable et rassurant. Les colocs parfois trop envahissants ? Chaque co-liver dispose d’un studio privatif pour préserver son intimité. L’isolement ? Grâce au co-living, vous pouvez vous faire des amis sans même sortir de chez vous. Le bruit ? Pas de panique, les espaces privatifs sont tous parfaitement insonorisés. Les cheveux dans la douche ? No stress, chaque résident a sa propre salle de bains rien qu’à lui/elle. Les poubelles que personne ne songe à descendre ? Là encore, le co-living a la solution : de nombreux services (ménage, blanchisserie, conciergerie, etc.) destinés à faciliter la vie des co-livers sont inclus. En clair, finies, les disputes autour des corvées ménagères (« – Jérém’, t’as encore oublié de passer l’aspirateur !Nan, c’est au tour de Zoé. N’importe quoi, c’est déjà moi qui m’y suis collée la semaine dernière… »). Enfin, le niveau de qualité des résidences de co-living (emplacement, superficie, mobilier, équipements, prestations, etc.) dépasse bien souvent celui auquel pourraient prétendre les co-livers s’ils habitaient seuls ou qu’ils faisaient de la coloc’.

2.Pratique
Parce qu’il leur offre une solution de logement « clés en mains », le co-living s’adapte parfaitement aux nouveaux besoins de ses résidents. En optant pour le co-living, freelances, indépendants et auto-entrepreneurs de tout poil pourront trouver à se loger sans s’entendre dire par un agent immobilier que « le propriétaire recherche de préférence un locataire salarié et en CDI, voire idéalement un fonctionnaire ». De plus, pour satisfaire une clientèle de plus en plus nomade et connectée (les « digital nomads »), les logements proposés en co-living sont entièrement meublés, comportent des espaces dédiés au co-working et peuvent être loués pour de (très) courtes durées (entre une semaine et 3 mois). Vous avez dit « flexible » ? Enfin, la multitude de services (maintenance, achats de base, voire confection des repas dans certaines résidences de co-living « haut-de-gamme ») décharge les co-livers des contraintes logistiques de la vie quotidienne, leur permettant ainsi de disposer de plus de temps pour eux-mêmes mais aussi pour leurs projets professionnels. Sans oublier l’incontournable Wi-Fi dont sont bien évidemment équipées 100 % des résidences de co-living !

Bon à savoir

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le co-living n’est pas réservé exclusivement aux « digital natives ». Le groupe Quartus développe d’ailleurs une large variété de projets de co-living : « philosophique » (pour les amoureux/ses de Platon), « seniors » (à l’attention des baby-boomers), « social » (axé sur la mixité entre générations, cultures et classes sociales).

3. Économique

Véritable alternative aux colocations anarchiques et aux studios XXS, le co-living séduit tant par son concept (vivre à plusieurs mais chacun chez soi) que par les économies qu’il permet de réaliser. Grâce au co-living, un jeune actif dont les revenus ne lui permettent pas (crise du logement oblige !) de louer un studio en centre-ville n’aura pas à se rabattre sur la périphérie. Dans un marché tendu où les prix de l’immobilier ne cessent d’augmenter, recourir au co-living permet donc de se loger dans d’excellentes conditions, en contrepartie d’un loyer raisonnable pour le quartier. Et si votre budget ne suffit pas pour louer un studio individuel au sein d’une résidence de co-living, partagez une chambre avec d’autres résidents (en mode « auberge de jeunesse », quoi). C’est moins intime mais c’est aussi plus économique. Pour autant, ce n’est pas tant le fait de se loger à moindre coût (le co-living coûte plus cher que la colocation classique) qui motive les co-livers que le (ré)confort dont ils peuvent profiter. Outre-Atlantique, certains services « haut-de-gamme » font d’ailleurs rêver : massages, cours de yoga, séances de coaching sportif, livraison de fruits et légumes bio…

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Le co-living, en bref…

–  Une offre « servicielle » attractive.

–  Des loyers raisonnables au vu des prestations.

–  Des durées d’engagement souples.

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Le co-living est fait pour vous si…

… vous préférez partager plutôt que posséder,
… pour vous, collaboration et compétition sont des mots qui ne vont pas du tout ensemble,
… vous ne voulez pas vivre seul(e) mais que vous voulez tout de même avoir votre coin rien qu’à vous,
…vous êtes un animal social qui aime la vie en communauté mais que les inconvénients de la coloc’ (lunette de WC relevée, tâches ménagères inégalement réparties, colocataires qui « oublient » de s’acquitter de leur part de loyer…) rebutent.

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Pour aller plus loin

> C’est quoi, une « hacker house » ?
(http://www.lemonde.fr/emploi/article/2017/02/01/la-hacker-house-une-colocation-d-un-nouveau-genre_5072755_1698637.html)
> Le co-living, made in England, ça donne quoi ?
(https://i-d.vice.com/fr/article/co-working-et-co-living-la-vie-alternative-en-kit-qui-dupe-la-classe-moyenne)
> Plus fort que le home office : habitez sur votre lieu de travail !
(http://www.slate.fr/story/105131/co-living-vivre-lieu-de-travail)