L’entreprise Quos mixe ses innovations aux besoins des villes pour créer du mobilier urbain intelligent et durable. Qo! a interviewé Julian Joumouillé, président-fondateur de Quos, qui nous parle des technologies qu’ils implantent dans nos villes.

Quos mélange ses innovations aux besoins des villes pour créer du mobilier urbain intelligent discret et durable. Nous avons interviewé Julian Joumouillé, président-fondateur de Quos et directeur technique hardware. Dans la startup, il s’occupe donc du développement des mobiliers urbains. L’entrepreneur nous parle ici des technologies que son entreprise installe dans nos espaces urbains. Il nous présente également sa vision de nos villes dans le futur, « une ville où le citoyen se sent bien », tout simplement !

QO! : Pouvez-vous présenter Quos ?

Julian Joumouillé : Quos est une société qui cherche à mettre au point du mobilier urbain connecté durable et discret. Autrement dit, nous créons des systèmes intelligents pour la ville qui ont une durée de vie supérieure à 15 ans et qui se fondent bien dans le décor urbain.

Quelles solutions proposez-vous pour améliorer la ville ?

Nous avons mis au point le QuosCloud qui est au cœur de notre projet : nos capteurs placés dans les espaces urbains recueillent des données qui sont stockées sur nos serveurs. Les mairies ou les sociétés privées clientes ont accès à ce cloud via une application.

Grâce à ce système de données, nous avons ensuite créé des produits tous disponibles sur cette même application. QuosPark, par exemple, qui a fait l’objet d’un financement participatif, est un système de gestion de stationnement qui permet d’assister les collectivités dans leur gestion de stationnement. Le système donne également aux citoyens une information sur les places de parking disponibles et permet d’être guidé vers une place libre. Vinci Autoroutes, par exemple, pense utiliser QuosPark et le QuosCloud pour résoudre les problèmes de stationnement sur ses aires d’autoroute.

Autre exemple : QuosBin, qui permet de gérer le taux de remplissage des poubelles. Nous allons lancer des pilotes en fin d’année à Noisy-le-Grand.

Comment procédez-vous pour trouver des idées d’outils intelligents ?

Nous possédons des briques technologiques issues de notre travail de R&D. Parallèlement, nous nous promenons en ville et nous posons des questions ; nous interrogeons les mairies, les gendarmeries et les autres acteurs de la ville comme les citoyens sur leurs problèmes.

Ensuite, comme au Scrabble, nous mélangeons les pions (ici nos technologies, l’état de l’art et les besoins des villes) et nous essayons de trouver des solutions et des outils intelligents !

Quels sont les principaux problèmes à résoudre aujourd’hui en ville ?

L’éclairage, les corbeilles de villes et le stationnement. Par exemple, une loi sortie en début d’année fait revenir la gestion du stationnement aux mairies. Celles-ci n’ont pas les ressources et l’expérience nécessaires à une bonne gestion des stationnements. Elles ont donc besoin d’outils de gestion. Chacune gère cela à sa manière : certaines gonflent les tarifs, d’autres augmentent les amendes… quand d’autres misent plus sur la prévention que sur la punition. C’est justement là que nous intervenons. Nos capteurs se voient, les citoyens sont au courant … et cela dissuade les fraudeurs.

À quoi ressemblera pour vous la smart city dans le futur ?

Ce sera clairement une ville où le citoyen se sent bien ; une ville qui aide les citoyens à se développer ; une ville optimisée et sans contrainte où le mobilier urbain sera visuellement agréable à vivre. Dans l’idéal, la nature y aura pleinement sa place. La technologie doit être présente, mais y rester discrète.

Merci à Julian Joumouillé pour cette interview :) 

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