Associer les capacités d’un robot (force, précision, rapidité) aux compétences d’un être humain (créativité, savoir-faire, adaptabilité), vous en avez rêvé ? La « cobotique » l’a fait !

Par Xavier Beaunieux

1. Exit le robot… Place au « cobot » !

Après avoir été longtemps considérés par l’homme comme des esclaves, les robots sont en passe d’accéder à un nouveau statut : celui de collaborateurs à part entière ! Car l’émergence de la « cobotique » (50 % collaboration / 50 % robotique) est passée par là et n’a pas manqué de rebattre les cartes du secteur. Désormais, le « cobot » ou « robot collaboratif » travaille main dans la main avec son créateur. Mieux, il est capable d’assister l’homme et d’interagir avec lui. Et alors que le robot est doté d’une intelligence artificielle, le cobot peut compter, quant à lui, sur celle… de son opérateur ! C’est la raison pour laquelle un cobot fera preuve de plus de flexibilité (et coûtera bien souvent moins cher !) qu’un robot qui aurait été conçu et programmé pour accomplir une seule tâche. En clair, loin de nous suppléer, voire de nous supplanter comme le redoutent certains, les cobots nous rendraient meilleurs, plus performants… Un vrai travail d’équipe, en somme !

 

< Inventé en 1920, le mot « robot » dérive de « robota » qui signifie travail en tchèque. >

2. Concrètement, ça ressemble à quoi, la cobotique ?

Si tous les cobots ont pour dénominateur commun d’avoir été créés afin d’aider l’homme, ils peuvent revêtir différentes formes. Alors que certains cobots sont « téléopérés », c’est à dire qu’ils sont pilotés à distance, d’autres sont co-manipulés. L’homme et la machine agissent alors de concert en intervenant, tour à tour, sur la même chose. Enfin, l’industrie s’intéresse énormément aux nombreuses possibilités qu’offre l’exosquelette. En effet, ce type de cobot permettra à son porteur de pouvoir accomplir des tâches pénibles et/ou dangereuses tout en minimisant son effort et en réduisant considérablement les risques encourus. Et ce ne sont pas Ripley qui utilisait un exosquelette de chantier pour affronter la reine des Aliens dans Aliens, le Retour ou encore Tony Stark alias Iron Man dont la force est décuplée dès qu’il revêt son armure robotisée, qui oseront prétendre le contraire !

< D’ici 2020, ce sont quelque 150 000 cobots qui nous assisteront. >

3. Dans quels domaines les cobots interviennent-ils ?

Les cobots ont vocation à intervenir dans de nombreux domaines. L’industrie du bâtiment a rapidement compris l’intérêt de faire appel à la cobotique. Rien de tel qu’un drone téléopéré ou qu’un bras articulé pour intervenir, rapidement et en toute sécurité, sur une zone de travail inaccessible à un ouvrier. Des cobots sont également utilisés dans le domaine de la santé. Notamment afin de stimuler les aptitudes sensorielles d’enfants atteints de troubles du développement et de favoriser les interactions sociales. Enfin, les cobots peuvent déjà permettre à des opérateurs à mobilité réduite de se voir confier des tâches qu’ils ne pouvaient accomplir jusqu’alors…

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