La troisième édition du Fab City Summit prend place du 11 au 22 juillet à Paris. Nous interviewons ici Francesco Cingolani, porte-parole du Fab City Summit, qui nous dévoile des informations sur l’événement d’ampleur, ouvert pour la première fois au public.

Qo ! : Pouvez-vous présenter en quelques mots ce qu’est le Fab City Grand Paris s'il vous plaît ?

Francesco Cingolani : Fab City Grand Paris est une association qui regroupe différents acteurs du territoire Grand Paris. Elle vient les fédérer. Ces acteurs ont des caractéristiques en commun, notamment un même engagement dans la manière de concevoir et de fabriquer la ville. Tous ont en commun cette approche de la ville par la production d’objets, de biens, architecturale, alimentaire, énergétique…

Ce réseau d’acteurs est né à partir des fab labs, mais nous avons décidé d’aller chercher des acteurs provenant d’autres horizons : les grands comptes, les institutions, les artistes… Notre objectif étant d’avoir un impact plus important grâce à la transversalité. Nous cherchons à rendre le territoire autonome à 50 % d’ici à 2054. Pour vous donner une idée, nous produisons aujourd’hui entre 2 et 5 % de ce que l’on consomme.

Fab City Grand Paris a également un rôle à l’international, car elle représente la capitale française au sein du réseau international Fab City.

Y a-t-il d’autres facteurs qui ont poussé à la création de cette entité ?

Il y a une convergence de plusieurs facteurs qui ont placé Paris comme la meilleure capitale pour accueillir l’événement. D’abord, il y avait déjà une bonne capillarité d’acteurs sur le territoire, structurés avec une vision commune bien définie.

L’autre facteur très important : c’est la présence d’une volonté institutionnelle. En effet, l’événement compte pour partenaire la Mairie de Paris. Une ambition commune nous a permis de nous réunir autour de la  table, nous permettant de nous rendre compte des problématiques communes avec la mairie. Nous sommes complémentaires. Cette dernière avait besoin d’acteurs de terrain, ancrés sur le territoire. Quant à nous, nous avions besoin d’une force institutionnelle.

Bien sûr, la troisième édition du Fab City Summit n’aura pas lieu uniquement à Paris. D’autres villes en France accueilleront des événements . Ce réseau géographique a également été un atout dans la réalisation du Fab City Summit 2018.

« Nous allons annoncer la création de la fondation Fab City »

Qu’est-ce qui sera différent cette année par rapport aux deux précédentes éditions ?

Tout est particulier par rapport aux deux premières éditions. Une des principales différences est que l’événement s’ouvre au public. Les deux premières éditions étaient plutôt internes au réseau.

Un gros axe de recherche de l’événement 2018 est lié à l’agriculture urbaine et à l’alimentation. C’est une première puisqu’en 2016 et 2017, le Fab City Summit restait très focalisé sur la production d’objets.

Pour marquer le coup lors de cet événement d’ampleur, nous allons annoncer la création de la Fondation Fab City, qui prendra en main la gestion et la représentation du réseau Fab City Network. Ce dernier est pour l’instant informel et n’est pas organisé autour d’une structure formalisée. La Fondation nous permettra de gérer les complexités liées à la croissance du mouvement. En effet, nous avons reçu énormément de candidatures de villes cette année.

Quels guests êtes-vous les plus fiers de recevoir cette année ?

Ils sont tous très importants. Il y a évidemment des invités avec plus de notoriété que d’autres, mais ce que nous vous voulons mettre en avant dans le programme, ce ne sont pas les noms. Nous souhaitons que chaque personnalité représente des publics qui nous intéressent. Nous voulons rassembler des grands comptes, des représentants du monde institutionnel comme Jean-Louis Missika, Adjoint à la Mairie de Paris pour l’urbanisme ; des experts comme Jakob Lange, architecte à BIG ; des makers comme Dave Hakkens ; le public, mais aussi des artistes comme Tomas Saraceno ! En effet, avec le Fab City Summit, nous souhaitons faire converger la technologie avec l’imaginaire. Pour construire cet imaginaire commun, nous avons construit le programme du Summit pour allier art et science.

Merci Francesco Cingolani pour cette riche interview. Et vous, cher lecteur, allez-vous participer au Fab City Summit ?

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