En 2060, un Français sur trois aura plus de 65 ans. Le 3e âge est en train de repousser les limites du 4e. Les plus de 60 ans forment aujourd’hui une large population, retraitée mais dynamique, qui inspire les tendances de l’immobilier. Comment le logement s’adapte-t-il aux besoins de ces nouveaux « jeunes » ? Comment l’immobilier évolue-t-il pour assurer un maximum d’autonomie à chaque stade du vieillissement ?

1. Rester chez soi : quand autonomie rime avec ergonomie

2. Les résidences adaptées : pour vivre un 3e âge de qualité

3. Les établissements médicalisés : pour prolonger l’autonomie

Un tiers de la population française aura plus de 60 ans d’ici 2060, selon les prévisions de l’Insee. À la même période, les plus de 85 ans seront passés de 1,4 million à près de 5 millions (1). En France comme ailleurs, on vit de plus en plus vieux – et c’est tant mieux. Mais, dans le même temps, le nombre des personnes dépendantes augmente lui aussi : + 50 % d’ici 2050, malgré un recul notable de l’âge auquel cette dépendance s’installe (2).

Pour autant, les seniors d’aujourd’hui ne sont pas ceux d’hier. On ne vit pas seulement plus longtemps : on vieillit aussi moins vite. La prise en compte de cette réalité démographique a mené à l’invention de l’expression « 4e âge » dans les années 1980, permettant de distinguer les « old old » (les « vieux vieux ») des « young old » (les « jeunes vieux »), comme le font nos amis d’outre-Atlantique. Et d’installer ainsi le 3e âge dans une nouvelle catégorie : celle des seniors actifs et dynamiques (3).

Cette réalité impact aussi le logement. Il est loin, le temps de la douce maison de retraite dans laquelle on finit ses jours en paix. Désormais, les seniors veulent rester à domicile : 90 % d’entre eux préfèrent adapter leur propre logement à leurs besoins plutôt que d’intégrer un établissement spécialisé (4). Dans un sens, rester chez soi, c’est aussi rester soi-même. 

Face à ces « papys qui font de la résistance », le logement s’adapte : il devient évolutif et modulable, pensé pour (et parfois par) les seniors. S’il faut faire le choix de quitter la maison, c’est pour intégrer des établissements qui se moulent sur les besoins de cette population dynamique : résidences seniors ou résidences-autonomie, installées au cœur des villes ou à proximité des centres urbains, proches des commodités et des lieux d’intérêt. Et quand, malheureusement, la dépendance prend le dessus sur l’autonomie, quand le 3e âge se fond dans le quatrième, les maisons médicalisées ouvrent leurs portes. Mais les Ehpad d’aujourd’hui n’ont rien à voir avec les maisons de retraite d’hier : leurs concepteurs ambitionnent, là encore, de favoriser un maximum d’autonomie. Notamment grâce aux nouvelles technologies.

À quoi ressemble ce logement évolutif pour seniors ? Comment le logement s’adapte-t-il aux besoins des 3e et 4e âges, en fonction de leur degré d’autonomie ? C’est tout l’objet du dossier que nous vous proposons.

(1)https://www.allodocteurs.fr/maladies/seniors/vieillissement-de-la-population-priorite-au-maintien-a-domicile_12577.html

(2)http://www.institutfrancaisdesseniors.com/index.php/le-marche-des-seniors/des-chiffres-et-des-lettres/28-les-seniors-et-le-maintien-a-domicile

(3) http://science.blog.lemonde.fr/2013/12/11/le-quatrieme-age-ou-la-derniere-etape-de-la-vie/

(4)http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/03/18/01016-20130318ARTFIG00599-les-seniors-plebiscitent-le-maintien-a-domicile.php

Rester chez soi : quand autonomie rime avec ergonomie 

On vieillit bien surtout chez soi, paraît-il. Justement : 90 % des seniors préfèrent aménager leur logement plutôt que de rejoindre un établissement spécialisé. Mais seulement 6 % des logements sont adaptés au vieillissement et au degré d’autonomie de ceux qui y vivent (1). L’enjeu, c’est donc de développer des habitats qui évoluent avec leurs occupants et se moulent sur les besoins d’un 3e âge dynamique et indépendant.

Un logement évolutif et « senior-compatible »

Le logement évolutif pour seniors répond précisément à ce besoin. Ce type de logement (modulable aussi bien qu’évolutif) permet aux seniors qui sont encore en possession de leurs moyens de rester à domicile. Pour cela, quelques aménagements (plus ou moins légers) de l’existant suffisent dans la plupart des cas, au niveau des équipements comme des prestations. L’adaptation du logement senior intègre notamment un éclairage renforcé (chemin lumineux pour se déplacer en toute sécurité durant la nuit), des revêtements antidérapants (dans les pièces d’eau et les escaliers), des équipements motorisés ou centralisés (volets électriques, interrupteur unique pour toutes les lumières) et des sanitaires adaptés (baignoires et douches sans seuil, barres d’appui pour les w.c., etc.). De quoi vivre chez soi en toute autonomie.

Cette notion d’évolutivité du logement senior donne des idées aux constructeurs. Plutôt que d’adapter les habitats existants, on commence à bâtir des logements « senior-compatibles ». L’occupant doit pouvoir y vieillir en toute sérénité et le plus longtemps possible avant de devoir rejoindre un établissement spécialisé. En plus des équipements et prestations déjà cités, intégrés de base dans ces habitats neufs, le logement modulable vise à simplifier les déplacements via des espaces adaptés : portes plus larges, dégagements étudiés pour le passage d’un fauteuil roulant, chambres assez vastes pour accueillir un lit médicalisé, etc. Ici, l’évolutivité de l’habitat est pensée dès sa construction, avec des pièces et un réseau électrique adaptés. Il n’y a plus, ensuite, qu’à brancher les équipements désirés. Sans avoir besoin, pour cela, d’engager des aménagements coûteux et des travaux anxiogènes.

De plus en plus de projets de logements évolutifs pour seniors voient le jour. Lancée en 2013, la démarche Habitat Seniors réunit plusieurs acteurs issus de domaines aussi variés que la construction (FCBA), la domotique (Somfy), l’électroménager (Bosch) et la promotion immobilière (Les Senioriales), dans le but de proposer des habitats qui favorisent le maintien à domicile. Le résultat, c’est un logement évolutif et modulable conçu par des spécialistes des seniors, pour les seniors. Porte palière avec serrure connectée qui s’ouvre à distance, entrée pensée pour limiter les gestes superflus, meuble-cloison équipé d’espaces de rangement pour optimiser le séjour, rangements en hauteur avec étagères basculantes dans la chambre, meuble de salle de bain multifonctionnel avec tabouret intégré, etc. 

Logement évolutif VS logement adapté

Le propre du logement évolutif, c’est de rendre possible l’installation d’équipements supplémentaires quand c’est nécessaire. Alors que le logement adapté, lui, prend en compte les besoins de l’occupant en lien avec son environnement, mais pas forcément dans un but évolutif. Dans les deux cas de figure, les promoteurs travaillent main dans la main avec des ergothérapeutes pour proposer des logements qui s’adaptent aux modes de vie, plutôt que l’inverse.

Ces logements ont une particularité : ils sont installés en cœur de ville. Au-delà de sa mission évolutive, l’habitat est conçu pour recréer du lien social et redonner accès aux commodités et aux services. Le 3e âge, après tout, reste dynamique et actif ! Pour aller dans ce sens, un premier immeuble issu du projet Habitat Seniors a vu le jour à Émerainville en 2015. Mais les appartements ne sont pas seuls concernés : il existe un prototype de maison évolutive à Vitry-sur-Seine qui s’adapte à la perte progressive d’autonomie des seniors.

Des logements pour seniors ultra-connectés

Sans surprise, la domotique s’impose comme le moteur incontournable de cette évolution de l’habitat. L’équipement dit « invisible », au sein du logement modulable, se met en marche automatiquement au gré des besoins et des paramétrages : automatisation des lumières et des volets, coupures programmées de l’électricité et de l’arrivée d’eau, lampes intégrées aux tables de chevet permettant de se repérer la nuit, LED fonctionnant sur batteries autonomes pour signaler un chemin nocturne ou indiquer la présence d’un obstacle… L’habitant peut programmer un scénario à sa convenance et piloter son logement évolutif depuis un point central (smartphone, tablette, mais aussi poste de contrôle installé au mur). Le senior devient ainsi un acteur à part entière de son cadre de vie. Et ça tombe bien, puisque le 3e âge est friand de nouvelles technologies : 73 % des 65-75 ans surfent régulièrement sur le web ! (2)

La mixité intergénérationnelle au secours du maintien à domicile ?

La portée du logement évolutif va bien au-delà des équipements et des technologies. Il s’agit aussi d’adapter les modes de vie environnants. Notamment via la mixité intergénérationnelle : le mélange de plusieurs générations d’occupants dans une même zone, voire dans un même logement, à des fins d’entraide : étudiants, adultes jeunes et moins jeunes, 3e et 4e âges. Mais aussi des espaces partagés, comme des jardins et des potagers où l’on cultive surtout le lien social.

Pour aller plus loin :

Le projet Habitat Seniors
La résidence Senioriales d’Émerainville
La maison évolutive de Vitry-sur-Seine
Le logement connecté pour seniors

(1) https://www.teleassistance-allovie.com/blog/teleassistance/comment-securiser-le-logement-dun-senior
(2)http://www.institutfrancaisdesseniors.com/images/FICHES%20SECTEUR%20NOUVELLES%20TECHNOS%20HSC.pdf

Les résidences adaptées : pour vivre un 3e âge de qualité

Parfois, les aménagements intérieurs ne suffisent plus à garantir une autonomie pleine et entière. Dans d’autres cas, les seniors souffrent d’isolement ou peinent à assumer des charges lourdes. Ce 3e âge dynamique, encore en pleine possession de ses moyens, peut choisir de résider dans des établissements collectifs qui renforcent l’autonomie tout en maintenant le lien social : les résidences seniors ou les résidences-autonomie.

Vivre comme chez soi en résidence seniors

Parce qu’ils ne peuvent plus habiter chez eux en toute sérénité, ou simplement parce qu’ils souhaitent profiter d’une vie en communauté, les seniors choisissent parfois de quitter leur domicile. Sans pour autant rogner leur dynamisme ni leur désir d’indépendance ! Aujourd’hui, des résidences spécialisées, installées en ville ou en zone rurale, accueillent ce 3e âge encore actif et (semi-)autonome. Elles offrent un triple avantage : préserver au mieux l’indépendance ; donner accès à une grande variété de services, de prestations et d’activités ; et maintenir le lien social.

Les résidences seniors s’adressent aux personnes de plus de 60 ans, valides ou semi-valides. Outre les logements eux-mêmes – des appartements indépendants, adaptés aux seniors – elles offrent un ensemble de prestations collectives haut de gamme : restauration sur place, activités culturelles et sportives, bibliothèque, piscine… Ainsi qu’une assistance disponible 24 heures sur 24. En soi, rien de très surprenant : n’est-ce pas ce que proposent déjà les maisons de retraite ? Oui, mais la particularité des résidences seniors réside dans leur projet social : il s’agit là d’un type de logement évolutif qui privilégie le lien social et l’accès aux commodités, de manière à répondre, par le contact humain et la qualité de l’environnement, aux besoins d’un 3e âge actif. Ces résidences de services, installées dans les centres des agglomérations, permettent aux résidents d’accéder aux commerces, aux établissements de soin, aux lieux de culture et aux transports. Elles sont aussi un moyen de se rapprocher de la famille et des amis. Autrement dit : vivre comme chez soi, même quand on ne peut pas rester à domicile.

Autre facette de ce logement évolutif et collectif pour seniors : la résidence-autonomie, ancien « foyer-logement ». Ce modèle de logement seniors est réservé aux personnes valides et pleinement autonomes (de GIR 6 à GIR 4 sous conditions), de plus de 60 ans également, qui, pour une raison ou une autre, ne veulent ou ne peuvent plus vivre chez elles. Ici, les services collectifs sont facultatifs et les bâtiments souvent implantés dans les zones rurales, avec néanmoins un accès facilité aux commerces et aux transports. Les appartements disponibles, proposés uniquement en location nue, intègrent les équipements et prestations habituels. À l’instar de la résidence seniors, cette solution sert fréquemment d’intermédiaire entre le logement individuel et l’établissement médicalisé de type Ehpad.

Le classement GIR

Le classement GIR (pour « groupes iso-ressources ») permet de catégoriser les seniors en fonction de leur degré d’autonomie. GIR 6 et 5 renvoient aux personnes âgées autonomes ou semi-autonomes (qui ont besoin d’une aide ponctuelle). GIR 4 et 3 correspondent aux seniors qui ont besoin d’une assistance pour leurs activités corporelles et pour leurs repas, parfois pour se coucher. Enfin, GIR 2 et 1 concernent les personnes âgées dépendantes et/ou confinées au lit ou au fauteuil.

Bénéficier d’équipements qui favorisent l’autonomie

L’habitat collectif de type résidence seniors est pensé pour s’adapter à tous les besoins du 3e âge en matière d’autonomie. Au-delà des services et des activités qui permettent d’entretenir l’intellect et la forme physique, ces établissements proposent des logements dotés de l’ensemble des équipements indispensables pour une vie indépendante et sereine. Tout est fait pour faciliter l’existence au quotidien : cuisines modulables, placards push & pull, tiroirs avec système anti-pince-doigts, portes avec amortisseurs, sols antidérapants, vidéophones reliés à l’accueil, etc. Il s’agit donc bien d’un logement évolutif au sens strict. Mais est-il également modulable ? Certaines résidences mettent à disposition des appartements avec équipements motorisés (volets et portes coulissantes) ou escamotables (cloisons de rangement, tables à repasser qui s’encastrent dans la paroi), ainsi que des pièces modulables qui s’adaptent au degré d’autonomie (la cuisine, par exemple) et sont prévues pour accueillir des systèmes domotiques. Entre autres choses, c’est cette promesse de confort qui attire un senior sur sept (1).

Combien ça coûte d’habiter dans une résidence seniors ?

Les résidences-autonomie, à vocation sociale, proposent des loyers modérés. Le montant mensuel inclut le logement et les charges, ainsi que certaines prestations comme la restauration – les autres, facultatives, étant payantes. Les résidences seniors affichent des coûts plus élevés : le loyer intègre les permanences du personnel d’accueil et de sécurité, la téléassistance, les services collectifs et l’accès aux animations et sorties. Les repas et les services à la personne (ménage, esthétique, courses) sont en supplément. Les résidents peuvent toutefois bénéficier d’aides comme l’allocation personnalisée d’autonomie, l’APL ou l’aide sociale à l’hébergement.

Pour aller plus loin :

Résidences collectives pour seniors
Fonctionnement de la résidence-autonomie
Classement GIR

(1)https://www.pleinevie.fr/conso-argent/logement/les-logements-pour-seniors-actifs-une-alternative-13976

Les établissements médicalisés : pour prolonger l’autonomie

Dans cette quête du logement évolutif et adapté, le 4e âge n’est pas oublié. La dépendance n’atténue pas le désir d’autonomie de ceux qui ont laissé le 3e âge derrière eux, et les établissements médicalisés (Ehpad) s’en ressentent de plus en plus. Le but : offrir la sécurité d’un personnel médical à demeure tout en favorisant un maximum d’autonomie via des logements évolutifs et modulables.

Des établissements médicalisés en pleine évolution

Les établissements médicalisés ne sont plus ce qu’ils étaient. Les Ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) version XXIe siècle se distinguent toujours des résidences seniors en ce qu’elles embarquent tout un dispositif médicalisé : des médecins et des personnels infirmiers présents sur place en permanence. Certains Ehpad se sont spécialisés dans la prise en charge des personnes atteintes d’Alzheimer ou disposent d’une unité de soins longue durée (et de moyens médicaux plus importants). Ce faisant, ces établissements accueillent principalement des seniors dont la dépendance est effective et qui ont besoin d’être accompagnés au quotidien. La moyenne d’âge y est de 86 ans (1).

Mais quand on regarde de plus près ces institutions, vaut mieux oublier tout ce qu’on croit savoir. L’Ehpad d’aujourd’hui se veut moderne et attractif. L’architecture extérieure et l’esthétique feraient pâlir d’envie n’importe quel occupant de logement individuel. Les promoteurs s’occupent d’accessibilité, mais aussi de luminosité et de qualité des aménagements. C’est dire : on croirait entrer dans une résidence tout ce qu’il y a de plus normal ! À l’intérieur, les logements évolutifs intègrent tous les équipements habituels, mais adaptés au 4e âge. À Lille, par exemple, un Ehpad futuriste propose des logements modulaires, presque entièrement personnalisables au gré des besoins de l’occupant. Lavabo flexible dont on peut modifier la hauteur, parois coulissantes, mobilier adaptable, main courante escamotable ou encore sol criblé de détecteurs de chutes. Même les parties communes se veulent modulables, avec des espaces capables de changer en fonction du service (coiffeur, esthéticienne, fleuriste…).

Le robot est-il l’avenir du senior ?

Aux prestations proposées dans les Ehpad, propres à la plupart des résidences seniors, viennent s’ajouter des équipements innovants qui dessinent le futur du logement évolutif médicalisé. Au-delà des tablettes tactiles reliées au personnel, l’avenir de l’Ehpad fait la part belle aux machines : des robots thérapeutiques sont en phase d’essai dans des établissements situés près de Montpellier et à Troyes, destinés à aider les résidents dans leur quotidien… et à leur tenir compagnie !

Bientôt des Ehpad à domicile ?

Si des robots peuvent venir en aide aux résidents des établissements médicalisés, tout est possible. Y compris installer le logement évolutif et modulable dans l’habitat individuel. En ce sens, GDP Vendôme propose un nouveau concept d’ « Ehpad à domicile » qui vise à transférer tous les services d’un Ehpad classique au sein du logement individuel, pour le 4e âge dépendant et/ou invalide. Le principe, c’est de décliner l’habitation intelligente (domotique) en intégrant les services de base des résidences seniors et des maisons médicalisées : de l’aide à domicile à l’accès aux soins (maison de santé en pied d’immeuble), en passant par la restauration et les activités culturelles. Le tout pour accueillir des seniors jusqu’à GIR 2. Une formule séduisante, certes encore théorique, mais qui pourrait, dans un avenir proche, boucler la boucle du logement évolutif pour seniors : permettre de rester chez soi ou de vivre comme chez soi, même sans jouir d’une autonomie pleine et entière.

E-santé pour seniors connectés

Et si la digitalisation était l’avenir de la santé ? Dans l’optique d’une autonomie à 100 %, les futurs « Ehpad à domicile » comptent sur la dématérialisation. En sus des maisons médicalisées en pied d’immeuble pour répondre aux besoins les plus urgents, ces établissements feront la part belle aux dispositifs d’e-santé : télémédecine, rendez-vous médicaux à distance, surveillance de l’état de santé du résident à l’aide d’objets connectés, traçabilité des médicaments pour un meilleur suivi du traitement… Des techniques dignes des smart cities qui permettront le maintien à domicile même pour le 4e âge. 

Pour aller plus loin : 

Ehpad : une offre qui croule sous la demande
L’Ehpad du futur à Lille
L’évolution des Ehpad
Ehpad à domicile : la Villa Sully

(1) https://www.ehpad.fr/levolution-du-secteur-ehpad-dans-les-prochaines-annees/

Conclusion

Au-delà de l’habitation en tant que telle (et de son adaptabilité ponctuelle ou continue), le logement évolutif dessine surtout des enjeux sociétaux. Aménager son logement, s’installer dans une résidence senior ou accéder à un établissement médicalisé, c’est toujours se poser la même question : peut-on conserver un maximum d’autonomie en tant que senior ? Peut-on se garantir des jours heureux dans un environnement adapté quand on entre dans le 3e âge ou qu’on voit l’aube du quatrième approcher ? 

Les évolutions techniques et technologiques permettent aujourd’hui de répondre par l’affirmative et de dissiper ces inquiétudes. Qu’il s’agisse d’intégrer l’évolutivité au logement afin d’aider au maintien à domicile, ou de proposer des cocons locatifs conçus expressément pour se mouler sur les besoins de chaque âge, nous entrons dans une nouvelle ère : celle du logement plus évolutif, plus aisément modulable… Et surtout plus serein.

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