Les assistants vocaux sont utilisés au quotidien par de nombreuses personnes pour faciliter leurs tâches quotidiennes : recherche d’informations, appels, etc. Aujourd’hui, ces assistants prennent la forme d’enceintes vocales : Google Home, Amazon Echo, Apple Homepod… Le Google Home, par exemple, est une enceinte connectée et équipée de deux micros qui est capable de comprendre de nombreuses requêtes, de les analyser grâce à l'intelligence artificielle et d’y répondre. Ces assistants commercialisés par les grandes firmes de la tech posent cependant de nombreuses questions, notamment éthiques. Alors, faut-il faire confiance en ces outils basés sur de l’intelligence artificielle ?

OUI : Il s’agit déjà du futur !

Si pour l’instant, les assistants domestiques peuvent faire figure de gadget, ils sont en phase de devenir des outils d’importance au quotidien. Ces machines marquent une rupture technologique sans précédent pour notre société, car elles sont basées sur une révolution technologique et digitale : l’intelligence artificielle. Les enceintes connectées, comme Echo d’Amazon, sorti en 2014, et Google Home sorti en 2015, ont même permis de s’émanciper des smartphones pour mieux s’intégrer dans le décor des logements.

NON : Les grandes firmes américaines pénètrent dans notre intimité !

Le 18 avril 2017, Burger King hacka les assistants personnels Google Home de nombreux Américains. Durant le Superbowl, une publicité de l’entreprise américaine fut diffusée. L’acteur de la pub, représentant un serveur, expliquait alors « que 15 secondes ne suffisent pas pour expliquer tous les bons ingrédients présents dans un Whopper »1. Il prononçait alors le « Ok Google » qui sert à activer les assistants personnels de la firme de Mountain View puis demandait « Dis-moi ce qu’est le Whopper Burger ? ». De nombreux Google Home se sont ainsi activés chez les visionneurs du Grand Match. Cette farce dévoile toutefois la capacité d’intrusion de ces assistants digitaux. Cela rappelle également que les datas recueillies par l’assistant personnel à chaque requête sont stockées et servent à alimenter le modèle économique de ces créateurs.

OUI : Les données privées sont protégées !

En réponse à la crainte de l’intrusion de son assistant personnel dans la vie privée des utilisateurs, le groupe de Google a bien précisé que les conversations au sein de son home sweet home ne sont pas captées ni enregistrées tant que l'utilisateur ne dit pas "Ok Google" pour activer l'enceinte. 

De surcroît, il n’existe pas sur le marché que les Google Home, Alexa et Echo. L’assistant vocal de la startup Snips ne sauvegarde aucune donnée récoltée. Pour finir, les entreprises récoltant des données personnelles sur les citoyens européens doivent depuis la fin mai 2018 s’aligner avec le Règlement Général sur la Protection des Données personnelles.

NON : Les datas restent piratables !

Nous ne sommes jamais à l’abri d’un piratage. En août 2017 par exemple, le chercheur en cybersécurité Mark Barnes a montré qu'il était possible d'intégrer un logiciel espion dans certaines enceintes d'Amazon. Ensuite, pour citer Renaud Lifchitz², chercheur en sécurité chez Digital Security, « ce que l'on constate, c'est qu'à partir du moment où on a un accès physique à l'appareil, on peut quasiment tout pirater […] En piratant un Google Home […] il pourrait alors exploiter toutes les données qui sont collectées par la machine et contrôler les capteurs de l'appareil. »

Alors, si un petit assistant domestique venait toquer à votre porte, le laisseriez-vous rentrer ? Dites-nous ce que vous pensez des assistants personnels en commentaires ! 

https://youtu.be/n5lj63-nc5g
https://www.lci.fr/high-tech/google-home-a-partir-du-moment-ou-on-a-un-acces-physique-a-un-appareil-on-peut-quasiment-tout-pirater-1-2060498.html

 

Pour aller plus loin : 

"Bossy generation" : votre assistant vocal va-t-il transformer votre enfant en "connard"?

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