La pollution lumineuse désigne un excès nocturne de production lumineuse en milieu ouvert. Des solutions sont mises en place ou évoquées pour lutter contre cette contamination visuelle qui impact les écosystèmes et la santé humaine. On vous fait une… mise en lumière sur le sujet ?

D’où provient la pollution lumineuse ?

La pollution lumineuse pointe du doigt la présence nocturne gênante de lumière en extérieur. Cette photopollution est causée par les enseignes publicitaires, les éclairages de jardins, les vitrines de magasins… mais surtout par les éclairages publics urbains. En bref, l’homme en est la cause principale

Vue de loin, une agglomération soumise à la photopollution est comme coiffée d'une coupole gazeuse de couleur orange. Observée depuis le ciel ou de plus haut encore, les zones d’habitation semblent être des éclats de peinture phosphorescente.

Pourquoi parle-t-on de POLLUTION lumineuse ?

La lumière artificielle nocturne a des conséquences néfastes sur la flore, la fonge et la faune. La pollution lumineuse peut affecter les rythmes biologiques des animaux mais aussi bien sûr ceux de l’homme. Les troubles du sommeil peuvent être en partie dus à cet excès de lumières qui s’additionne à la lumière perçue dans la journée. Autre problématique plus sentimentale, celle de ne plus pouvoir observer la Voie lactée en milieu urbain à cause de la réduction de la visibilité du ciel nocturne. On se déplace rarement en suivant l’étoile du berger comme un mouton, mais on apprécie pouvoir provoquer la chance en observant les étoiles filantes.

Économiquement parlant, cette lumière artificielle fait gonfler les frais publics, parfois pour rien puisqu’encore de nombreux lampadaires ne pointent pas que vers le sol et éclairent le ciel.

Quelles sont les solutions pour lutter contre la pollution lumineuse ?

Cela commence par l’adaptation des politiques municipales, industrielles et individuelles d'éclairage. Le nombre de panneaux publicitaires digitaux peut être réduit comme le font certaines villes. C’est également très écologique : « un panneau [digital] double face, c’est la consommation énergétique d’un à deux foyers de deux à quatre personnes », selon Romain Poirier, de l’association ANV - Cop21.

Il faut également éviter d’éclairer les zones inhabitées et/ou installer des lampadaires équipés de capteurs de mouvements lorsque les passages sont rares.

Des communes programment aussi l’extinction des feux sur un créneau horaire déterminé. Les heures nocturnes tardives, où il y a moins de passants et de conducteurs, sont réservées à la nuit noire. C’est déjà ça, mais c’est oublier la vie crépusculaire. Les rythmes de la faune et de la flore ne se régissent pas avec un simple interrupteur. La transition en douceur est importante.

Des réponses technologiques au trop-plein de lumière.

Technologiquement parlant, l’objectif est d’augmenter l'efficience énergétique et de renouveler le parc avec des modèles de réverbères plus respectueux de l’environnement lumineux comme les éclairages directifs LED qui réduisent les émissions de lumière dans les directions non requises. Certaines optiques réduisent cet effet de halo grâce à des verres plats.

Supprimer les vieux lampadaires dont la lumière n’est pas redirigée vers le sol fait en effet partie des priorités. Poser des abat-jours adaptés sur les modèles éclairant en halo est également une solution dans l’immédiat. Il existe aussi des filtres qui permettent de limiter l’utilisation de lumières plus blanches et à large spectre de longueurs d'onde.

L'économie d'électricité réalisée avec ces améliorations peut servir à rentabiliser le coût de l’installation des nouvelles installations

Pour combler le manque de sécurité engendré par la réduction de l’éclairage urbain, on retrouve bien des méthodes alternatives comme les points lumineux sur les routes ou bien les bandes rétro-réfléchissantes. En zone isolée, pourquoi ne pas fournir des lampes tempête ou des lampes frontales éventuellement rechargeables par panneaux photovoltaïques ?

Et vous, avez-vous des idées pour lutter contre le trop-plein de lux dans notre beau ciel nocturne ?

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