La biostimulation booste l’appétit des micro-organismes présents dans le sol afin de les aider à éliminer métaux lourds, hydrocarbures et autres dioxines. Économique et écologique tout en étant d’une grande efficacité, cette technique connaît actuellement un essor important. Mais en quoi consiste-t-elle exactement ?

1. Les bactéries sont nos amies (si, si !)

Bien qu’elles aient mauvaise réputation, les bactéries peuvent parfois nous rendre de grands services ! On peut, par exemple, compter sur elles pour dépolluer les sols ou encore les eaux. Prenons le cas du sol qui est un écosystème au sein duquel « cohabitent » – et interagissent entre eux – plantes, bactéries, champignons et organismes divers. Mais si les bactéries transforment les matières organiques présentes dans le sol en CO2 et en nutriments dont les plantes se nourriront, ces petites bestioles sont également capables de s’attaquer aux polluants !

2. Des nutriments pour doper l’activité bactérienne souterraine

Des expériences ont permis de démontrer qu’en injectant certains nutriments ainsi que des adjuvants biochimiques dans le sol, il était possible de stimuler la croissance des bactéries souterraines et de « doper » leur activité. Boostés par cette potion qui n’a pourtant rien de magique, les micro-organismes que sont les bactéries se font alors un plaisir d’ajouter les substances toxiques présentes dans le sol à leur régime alimentaire. Plus précisément, après avoir été biostimulées, les bactéries seront en nombre suffisant pour dégrader les polluants (métaux toxiques, hydrocarbures, pesticides, dioxines, huiles minérales, cyanures, etc.) et les transformer en dioxyde de carbone.

3. Dépolluer écologiquement les sols

Parce qu’elle s’appuie sur des organismes vivants pour dégrader les contaminants nocifs présents dans les sols et les transformer en composés non toxiques, la biostimulation constitue une technique non seulement écologique mais aussi peu coûteuse de traitement des sols pollués. Il est également à noter que l’impact positif de la biostimulation sur la composition du sol se répercute sur la production des plantes. L’action des bactéries contribue ainsi à éliminer les substances toxiques tout en améliorant la fertilité des sols, ces derniers se voyant redynamisés à l’issue du processus.
 

< Zoom sur la phytoépuration >
Parce qu’ils raffolent des métaux lourds, des molécules chimiques, des matières fécales et des polluants en général, les roseaux sont de plus en plus utilisés pour assainir les eaux usées.

 

Et vous cher lecteurs que pensez-vous de cette technique permettant de dépolluer nos sols ?

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