Le terme cobotique provient de « robotique » et de « collaboration ». L’idée consiste à faire collaborer un robot et un homme dans un espace de travail commun. La cobotique est considérée comme un moyen de réduire l’impact physique lié à une tâche répétitive et pénible effectuée par un travailleur. Cela permet par la même occasion d’améliorer ses performances. Beaucoup de secteurs d’activité l’ont déjà adoptée, tels que le secteur de l’automobile comme chez PSA, ou celui des technologies aéronautiques. Mais en rapprochant désormais la machine et l’homme, faut-il prendre en compte uniquement l’aspect productif ? Les risques liés à l’emploi de la machine sont-ils totalement éliminés ? Le robot collaboratif est-il vraiment devenu l’allié de l’homme au travail ? 

Oui : le robot collaboratif est utile pour le bien-être et la productivité du travailleur

Le « cobot », ou robot collaboratif, est conçu de manière à ce qu’il puisse interagir avec l’homme en l’assistant dans son travail, et ce en toute sécurité. Il réduit la fatigue liée aux tâches à répétition et améliore par conséquent la productivité. L’employé peut aussi se focaliser sur une autre tâche nécessitant une prise de décision ou plus d’attention. D’où l’intégration de la cobotique dans de nombreux secteurs d’activité. 

Non : la proximité d’une machine robotisée reste un risque !

Un robot collaborateur est composé de parties mécaniques. Aussi, une machine même « intelligente » peut constituer un danger pour l’humain, pour rappeler cet article concernant un ouvrier tué par un robot dans une usine de Volkswagen. Les risques physiques ne sont jamais totalement éliminés, ce qui justifie la séparation des zones dédiées aux automates et aux humains. 

Oui : le robot collaboratif peut s’intégrer facilement dans l’univers productif !

Exosquelette, bras articulé ou encore îlot robotisé, l’intervention du cobot peut prendre différentes formes. Il élimine l’aspect pénible et fatigant des tâches manuelles « lourdes », et améliore de ce fait les conditions de travail de l’homme. Le cobot devient indispensable dans bien des domaines pour sa contribution à la productivité de l’entreprise. Il sert tout aussi bien aux entreprises de pointe qu’aux industries de construction et aux producteurs agricoles…, à l’instar de PSA dans la construction automobile, ou de Safran dans le domaine de la défense.

Non : un robot, même s’il collabore reste une menace pour l’emploi !

L’image du robot « suppresseur » d’emploi est toujours dans les esprits ! L’automatisation ou la simple présence d’un robot est considérée comme une atteinte à la stabilité professionnelle. Beaucoup d’employés ont perdu leur travail avec l’arrivée des automates dans leurs usines. Selon une étude du MIT et de l’université de Boston, l'installation d'un robot pour 1000 ouvriers entraîne la disparition de 6,2 postes dans la zone concernée. 

Oui : le robot collaborateur améliore la compétitivité de l’entreprise !

La présence et l’utilité des robots s’affirment de plus en plus dans une société qui évolue, et les entreprises sont parmi les premières à bénéficier des avantages de la cobotique. En permettant aux collaborateurs humains de se concentrer sur des tâches à plus haute valeur ajoutée, le cobot aide à rendre le processus de production plus performant. 

Non : la mise en œuvre des cobots requiert des périodes d’apprentissage pénalisantes !

Le travailleur évoluant près d’un robot collaboratif doit être formé à son contrôle et à sa surveillance. Cela crée une surcharge de travail chez l’employé, sans oublier l’éventualité d’une diminution de la concentration ou des aptitudes requises pour sa propre mission. Il y a aussi les coûts supplémentaires de maintenance. 

Même si l’intégration des cobots au sein des processus de production est une réalité, l’usage de la cobotique fait encore l’objet d’une réticence. Cependant, les enjeux de la robotique collaborative sont importants, ce qui justifie la création d’un cadre favorisant à l’initiative de nombreux responsables. Et vous, pensez-vous que le cobot soit un bon partenaire au travail ?

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