Coliving : un mélange entre colocation et coworking

16/02/2018

 

Après le coworking, le coliving vise à réinventer la colocation, surtout entre freelances. Un concept qui pourrait révolutionner l’immobilier locatif.

Dans les grandes villes, le logement pèse pour 50 % sur le budget des Millennials. Sachant que 40 % de la force de travail sera freelance d’ici 2020, les loyers excessifs et l’isolement des indépendants deviendront rapidement des problèmes majeurs. Pour répondre à ce défi, des startups ont développé le principe du coliving : un mix entre coworking et colocation.

Le coliving : mélanger coworking et colocation

Puisque l’on travaille déjà en communauté, pourquoi ne pas vivre ensemble ? C’est la philosophie qui préside au coliving. Un concept venu tout droit des États-Unis, consistant à réunir espaces de vie et de travail dans un même endroit. L’idée est née d’un besoin prégnant : dans les grandes villes, les prix des loyers pèsent de plus en plus sur les budgets des travailleurs indépendants. Le coworking (partage d’un espace de travail) s’est déjà attaqué à l’aspect professionnel. Désormais, le coliving ambitionne de remédier au problème du logement, en brisant au passage l’isolation dont sont trop souvent victimes les freelances.

Dans les immeubles pratiquant le coliving, les locataires bénéficient d’un espace personnel (une chambre, une salle de bain, parfois une cuisine). Pendant la journée, ils se partagent un espace commun de travail dûment équipé avec connexion Internet et imprimantes. Dans le même temps, de nombreux services sont prodigués, comme le ménage, la blanchisserie, et même les courses. Résultat : un énorme gain de temps (pas de transport, pas de tâches ménagères) et d’argent (pas besoin de payer un double loyer : logement et espace de coworking sont réunis en un même endroit).

Plusieurs startups françaises se sont déjà lancées dans l’aventure. À Paris, Koalition propose une centaine de places pour un loyer de 800 euros mensuels. À Bagneux, non loin de la capitale, une maison de 200 m2 n’accueille que des femmes (la Supernanahouse). À Biarritz, Lime Living Spaces propose aux locataires d’emménager pour un mois, un an ou pour toute leur vie. Sans compter les nombreuses HackerHouses (littéralement : « maisons pour hackers ») et autres Startup Villas qui essaiment un peu partout.

Réinventer l’immobilier locatif

Si le public visé en France est plutôt de type freelance, à l’étranger, le concept se démocratise au-delà de cette seule population. La startup Common, née à New York, propose des logements sur le mode du coliving, destinés à tout un chacun. Là aussi, de nombreux services sont pris en charge. L’idée, c’est de faciliter la vie des locataires :

  • En termes de loyer (les prix sont de 15 à 20 % moins chers que sur le marché),
  • En termes d’accès au logement (pas besoin de présenter un historique de crédit, une obligation propre à l’habitat privé qui pose problème aux millions d’étrangers cherchant à se loger),
  • En termes de flexibilité (si Common favorise les baux de longue durée, son concurrent WeLive propose des locations pour quelques nuits seulement).

Aux États-Unis, où la population des colocataires a augmenté de 20 % en dix ans (25 millions d’Américains sont concernés), notamment en raison de la hausse des loyers, le coliving est plus qu’une tendance orientée « génération Y ». C’est le point de départ de ce qui pourrait bien être un grand chamboulement dans le secteur de l’immobilier locatif !

Avez-vous déjà testé le coliving ? Faites-nous part de vos expériences !

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