Mobilité : Brest tente l’arrêt à la demande sur ses lignes de bus

26/03/2018

Depuis décembre dernier, la ville de Brest expérimente l’arrêt à la demande dans ses bus. Après la ligne 1, le test est étendu à la ligne 3. Objectif : permettre aux passagers de descendre au plus près de leur domicile tout en assurant leur sécurité lors des trajets piétons nocturnes. Une idée qui fait tache d’huile un peu partout en France !

Arrêt demandé !

L’opérateur Kéolis et Brest Métropole se sont associés pour proposer un nouveau type de service sur le réseau urbain d’autobus : permettre aux passagers de s’arrêter quand (et où) ils le désirent, tout au long de la ligne. L’expérimentation a démarré en décembre dernier. C’est la ligne 1 qui a été choisie pour l’occasion, parce qu’elle est la plus fréquentée (après le tramway) et la plus variée. Elle dessert le centre-ville, le campus universitaire, des centres commerciaux, des zones d’activité ainsi que des quartiers marqués par une forte densité de population. En février 2018, le test a été étendu à la ligne 3, qui va d’Océanopolis à Lambézellec.

Le principe est simple : après 22 heures, plus besoin d’attendre d’être parvenu à un arrêt établi. Il vous suffit de demander au conducteur de vous laisser descendre où vous l’entendez. Vous réduisez ainsi notablement la distance qui sépare votre arrêt habituel de votre domicile – un gain de temps, mais aussi un surcroît de sécurité.

Penser la mobilité autrement

L’idée de l’arrêt à la demande est née d’un double constat. D’une part, la mobilité des usagers est fortement impactée par les trajets à pied entre les arrêts et le domicile. Après une rude journée de boulot, qui n’a jamais pesté contre ces quelques kilomètres à avaler avant de pouvoir se détendre dans son canapé ?

D’autre part, ces balades nocturnes ont une incidence sur la sécurité des passagères. Bien que tous les usagers soient concernés par l’arrêt à la demande, les femmes en sont les premières bénéficiaires. En optimisant leur mobilité après 22 heures, ce système leur permet de gagner en sérénité jusqu’à leur retour à la maison. L’idée de Brest Métropole s’inscrit d’ailleurs dans une optique plus vaste de protection des usagères dans les transports collectifs.

Pour autant, l’arrêt à la demande ne vous permet pas de descendre n’importe où – dans un virage ou au milieu d’un carrefour. Parce que la mobilité ne doit pas se heurter aux règles élémentaires de sécurité, la faisabilité de la halte est à la discrétion du conducteur. Si ce n’est à l’endroit voulu, vous pourrez toujours quitter le bus quelques dizaines de mètres plus loin.

Brest n’est pas la seule ville à expérimenter ce principe. Bordeaux s’y essaie également, tandis que Nantes l’a pérennisé pour ses dessertes nocturnes – notamment pour lutter contre le harcèlement. Quant à l’Île-de-France, un projet est en passe de voir le jour pour faciliter la mobilité des femmes dans les Noctiliens.

 

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