4 témoignages « zéro déchet »

22/01/2018

Le « zéro déchet », il y a ceux qui en parlent… Et ceux qui le font. Réduire au maximum l’usage des emballages, limiter le gaspillage et préserver l’environnement en ne produisant quasiment plus de déchets, voici comment ça se passe au jour le jour…


#1. « J’ai fabriqué mon déo toute seule »
« Bon, j’avoue, au départ, ce qui m’a poussé à essayer de fabriquer mon propre déo, ce n’est pas tant l’impact que les bombes spray usagées pouvaient avoir sur l’environnement que les risques que présentent certains produits contenus dans les déo vendus dans le commerce. Je veux parler des sels d’aluminium dont j’ai entendu dire qu’ils pouvaient être à l’origine de certains cancers. En cherchant sur Internet, je suis tombée sur une recette de déo 100 % fait maison. Il m’a suffi de mélanger de l’huile de karité, du beurre de coco et du bicarbonate de soude. J’ai ensuite ajouté au mélange obtenu quelques gouttes d’extrait de tea tree  aux vertus antibactériennes (comme le beurre de coco), quelques gouttes d’huile essentielle de menthe (parce que ça sent bon !) et pout finir, un soupçon de vitamine E qui est un conservateur. Une fois la préparation de mon déo « maison » terminée, je l’ai versée dans une petite boîte en plastique pour la conserver. Eh bien, non seulement, je sens bon et je ne pollue plus mais pour 15 €, mon déo devrait me durer plus d’un an ! »

Laurence, 40 ans

#2. « J’ai testé le vermicompost »
« Même si je fais de mon mieux pour ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre (ni que le porte-monnaie !) quand je fais mes courses, il m’arrive de devoir jeter des aliments que je n’ai pas consommés. J’avais entendu parler du compost mais habitant en ville, je ne voyais pas bien comment j’aurais pu m’y prendre pour composter. C’est alors que ma fille m’a offert ce que j’ai d’abord pris pour une poubelle mais qui s’est révélé être un vermicompost. Derrière ce nom bizarroïde se cache en réalité une sorte de composteur. Sauf que là, ce sont des vers de terre qui se chargent d’accélérer le processus. C’est pratique (ça tient sous mon évier), c’est écolo et, cerise sur le gâteau, parce qu’on peut vouloir préserver la nature mais aussi avoir le nez délicat, ça ne sent pas – mais alors pas du tout – mauvais ! »

Cynthia, 42 ans

#3. « J’achète mes pâtes en vrac »
« Le tric sélectif, c’est bien. Mais je trouvais que ce n’était pas encore assez. Et puis, les emballages, je commençais à en avoir marre. Jusqu’à ce qu’un magasin bio ouvre près de chez moi. On peut y acheter pâtres, riz et céréales en vrac. Il ne reste ensuite plus qu’à en remplir des bocaux de verre ».

Julien, 28 ans

#4. « Plutôt que de le jeter, on m’a montré comment réparer mon grille-pain »
Dans mon quartier, un repair café a ouvert il y a plusieurs mois de ça. Quand je passais devant à pied, l’endroit m’évoquait un mélange entre une brocante, une casse et une annexe de la fameuse maison du Docteur Cheval, bref, ce repair café me donnait l’effet d’un véritable capharnaüm. Un week-end, ils ont organisé une journée portes ouvertes et j’y suis allé. J’ai été très bien accueilli. On m’a expliqué les avantages que présentait le fait de recycler produits et matériaux en termes d’environnement. On m’a aussi montré qu’il était possible de réparer soi-même mais aussi de faire réparer divers objets allant du lave-linge au manteau en passant par le transistor et le rasoir électrique. Bref, en réparant, on évite de jeter. Et l’on réduit aussi la quantité de déchets. Depuis, je m’y rends régulièrement. Dernièrement, on m’a montré comment réparer mon grille-pain ».

Michel, 49 ans

Par Xavier Beaunieux

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